Mais les prévisions évoquées sont encore loin du compte et des réalités observés. Là où le Grand Troyes espère une baisse de 20%, un rapport récent de l’ADEME montre que cette tarification incitative [1] permet de réduire de 30% à 50% la quantité des déchets produits. Une telle évolution rendrait alors parfaitement inutile la construction d’un incinérateur.

Notre association constate que le SDEDA, dans ses projections, n’a pas tenu compte des impacts de cette mesure. Il est donc nécessaire de reprendre les différents scénarios sur l’évolution des déchets, d’abandonner le projet d’incinérateur et de réfléchir à de nouvelles perspectives en s’appuyant notamment sur l’expérience du Grand Besançon citée dans cet article.

Nous croyons que le choix ou non de l’incinération, dont le coût de plus de 60 millions d’euros nous semble exorbitant, doit se faire après une généralisation de la tarification incitative.

L’article de L’Est-Eclair

[1Paiement d’une redevance variable selon la quantité de déchets produits