Est-Eclair du 21 mars : Incinérateur, l’enquête publique bientôt ouverte

Par Le bureau - Aube Durable - Le jeudi 22 mars 2018 - 42 lecteurs

Publié ce mercredi 21 mars, cet article de l’Est-Eclair revient sur l’ouverture prochaine de la nouvelle enquête publique. Il donne également la parole au SDEDA qui se félicite d’une grande campagne d’information lancée sur le projet.

Notre analyse

Il ne s’agit pas pour nous d’engager une polémique stérile sur le sujet de la concertation démocratique mais de regarder les faits tels qu’ils sont. A chacun d’en tirer les conclusions qu’il souhaitera.

Initié depuis 2009, le projet d’incinérateur n’a, jusqu’à la première enquête fin 2017, jamais fait l’objet d’une concertation large, publique et ouverte.

- Une visite d’incinérateur (Issy les Moulineaux) a bien eu lieu le 23 février. Nous indiquons que notre association n’a pas été conviée à cette visite. Nous ne connaissons pas les motifs qui ont conduit les organisateurs à choisir les invités de cette visite.

- Plusieurs colloques ont été organisés ces dernières années. Ils étaient interdits au public. Seuls les élus pouvaient y assister. Monsieur Houplon (Président d’Aube-Durable) avait été exclu sans ménagement d’un colloque où il s’était présenté spontanément. A la suite de cet incident qui avait surpris de nombreux élus, notre association a été invitée au dernier de ces colloques.

- Plus généralement, en près de 10 ans, seulement 2 réunions publiques ont été organisées par les porteurs de projet : l’une en janvier 2017, l’autre le 10 janvier 2018 dans le cadre de l’enquête publique annulée. Un seul débat contradictoire a eu lieu en septembre 2016 à l’initiative de l’association SAVIPLUS.

- Une exposition sera organisée à partir du 26 mars. Nous comprenons parfaitement cette volonté du porteur du projet de mieux faire connaître ce dernier. Mais cette exposition n’arrive-t-elle pas trop tard ? Ne trahit-elle pas le manque d’information préalable ?

- Les responsables de Véolia saluent, sans doute avec sincérité, «  les nouvelles technologies utilisées pour le traitement des fumées ». Nous nous permettons ici, très simplement, d’indiquer la position de l’Autorité Environnementale : « L’Ae note cependant que le document de référence (« BREF ») date cependant de plus de 10 ans, et repose sur des technologies mises en œuvre à la fin des années 90 et début des années 2000. »

En conclusion, peut-on ici parler d’une « grande campagne d’information et de communication » ?
Aujourd’hui, de tels projets, par leur coût (78 millions), par leurs impacts sanitaires, écologiques, économiques sur 40 ans, ne peuvent se contenter d’une si mince communication. Ils exigent, de la part des initiateurs, un travail de concertation préalable, certes difficile, mais indispensable.

Malgré nos appels répétés depuis plusieurs années, cette large concertation n’a pas eu lieu. Nous le constatons autant que nous le déplorons. Et nous sommes toujours à disposition du SDEDA pour, au cas où l’enquête se conclurait par un avis défavorable, participer à cette concertation que nous appelons de nos voeux.

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