Un composteur à l’Ecole Cousteau (Est-Eclair du 3 octobre 2018)

32 lecteurs | (actualisé le ) par Le bureau - Aube Durable

Dans le cadre d’une expérimentation lancée par TCM sur 4 sites de l’agglomération, l’Ecole Cousteau à Troyes vient de se voir installer un composteur destiné à recevoir les restes alimentaires issus de la cantine scolaire.

Notre analyse

Cette expérimentation rejoint également celle menée par Pont Sainte Marie visant à collecter les bio-déchets. L’ensemble s’inscrit dans la perspective réglementaire qui obligera, d’ici 2023, chaque collectivité à proposer à ses habitants une solution de collecte des bio-déchets.
Le déploiement de ces mesures n’a rien d’anodin et ne peut se faire à la légère. Car selon un tout récent rapport de TCM, ces bio-déchets représentent environ 30% des poubelles grises de l’agglomération (75kg/an/hab). Extraire, ne serait-ce que la moitié de ces déchets compostables nous ferait passer d’un ratio de 257kg/an/hab à un ratio de 216kg/an/hab (une bien meilleure performance que celle envisagée par le SDEDA pour justifier son projet d’incinérateur). Les extraire totalement comme y parvient la ville de Milan en Italie, nous ferait passer à 179kg/an/hab.
Il y a donc un enjeu important à réussir à collecter et traiter un maximum de ces bio-déchets. Pour y parvenir, 3 gammes de solutions sont possibles :
- La distribution d’outils individuels ou semi-collectif (composteur, lombricomposteurs...)
- La collecte en porte-à-porte
- L’installation de points d’apports volontaires.
Ces 3 gammes de solutions ne se valent pas toutes et doivent s’adapter à l’urbanisme de chaque secteur. Ainsi, si l’habitat individuel de villages tels que Moussey ou Saint Pouange est propice à la mise à disposition de composteurs, le Centre Ville de Troyes doit lui disposer de solutions différentes.
Enfin, au delà de la sensibilisation des jeunes évoquée par l’article, les collectivités devront surtout être capable de porter de manière volontaire et ambitieuse ces mesures. Elles devront particulièrement être attentive à la communication nécessaire pour accompagner et inciter au tri de ces bio-déchets.