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Jour du dépassement : Peut-on encore construire un incinérateur quand l’humanité gaspille ainsi ses ressources ?

Ce mercredi 2 août, l’humanité a épuisé les ressources naturelles produites par la Terre en une année. Et pourtant, notre département envisage la construction d’un incinérateur qui, de part sa capacité, brûlera chaque année des milliers de tonnes de matières premières.

Ce mercredi 2 août, les humains auront consommé toutes les ressources que notre planète est capable de produire en un an. C’est la jour du dépassement ; le jour à partir duquel nous vivons à crédit et à partir duquel nous puisons dans le capital de notre planète Terre.
Malgré cela, le département de l’Aube envisage d’ici 3 ans la construction d’un incinérateur. Celui-ci aura pour mission de brûler nos déchets et les ressources naturelles précieuses qui s’y trouvent.
Car contrairement à l’idée parfois trop répandue, notre poubelle grise recèle de matières premières qui n’attendent qu’à être réutilisée :
- 25 à 30 % de bio-déchets. Il s’agit pour l’essentiel de nos déchets alimentaires, serviettes en papier, marc de café… Une bonne part pourrait être tout simplement évitée par une réduction du gaspillage, une autre part pourrait servir de compost ou encore transformer en gaz par méthanisation.
- 15 à 20 % de papiers et de cartons. Par réflexes, par mauvaises habitudes, nous jetons encore de nombreuses quantités de papiers et de cartons dont le recyclage est pourtant parfaitement maîtrisé.
- Plus de 20 à 30 % d’emballages (verre, plastiques, alu…) en principe destiné à la poubelle jaune.
En tout, selon les études, c’est 60 à 80 % de notre poubelle grise qui, dès aujourd’hui, pourrait être recyclé, permettant d’économiser des milliers de tonnes de ressources naturelles chaque année.

Ces gisements de matières premières sont si facilement accessible qu’un simple effort des collectivités permet, très rapidement, d’en extraire une quantité appréciable.
A Bar/Aube, la Communauté Urbaine est parvenue en seulement 6 mois, par une politique volontariste à réduire cette poubelle grise de 24 %.
Dans la Forêt d’Orient, la mise en place d’une tarification incitative au tri a permis une baisse de 30 % des OMR.
Les collectivités les plus en pointe ne produisent plus que 150kg/an/hab, parfois même moins de 100kg/an/hab quand dans l’Aube, le SDEDA table sur 220kg/an/hab pour justifier la capacité de son projet d’incinérateur.

Vous l’aurez compris, la construction d’un incinérateur mettrait à mal cette nécessaire préservation de nos ressources. Ce type d’infrastructure fonctionne en effet comme un véritable « aspirateur à déchets » nécessitant, dans le cas aubois, 60 000 tonnes par an pour fonctionner de manière rentable. A l’inverse, la préservation de nos ressources naturelles passe d’abord, quand on évoque la question des déchets, par une politique de prévention et de tri volontariste. Un tel programme, s’il était mis en place, nous permettrait d’économiser des millions de euros et d’éviter la construction d’un incinérateur.

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