Réduire et éliminer nos déchets : Le Plan B d’Aube-Durable.

Par Le bureau - Aube Durable - Le mercredi 11 avril 2018 - 725 lecteurs

Tout brûler ou tout enfouir... N’y aurait-il qu’une vision statique des déchets ? Le débat actuel se réduirait-il à deux alternatives toutes aussi insatisfaisantes ? La quantité de nos ordures serait-elle une donnée invariable ; un facteur sur lequel nous n’aurions pas de prise ? Notre association met aujourd’hui sur la table un "Plan B", chiffré, étayé qui permettra aux citoyens et aux élus de constater qu’en remettant la réflexion dans le bon ordre (d’abord la réduction puis l’élimination), le projet d’incinérateur perd tout son sens.

Résumé

Notre "Plan B" s’articule en 3 étapes.

- D’abord, un préalables, celui de la réduction des déchets.
Extrait : « Ce préalable de réduction doit nous faire tendre vers un objectif précis, fixé par la loi TECV, celui d’un taux de recyclage de 65% à l’horizon 2025 (il est actuellement de 25%). Pour parvenir à l’atteindre, nous disposons déjà de nombreux outils qui font ailleurs leurs preuves. »

- Ensuite, des résultats et des perspectives différentes que celles avancées par le SDEDA.
Extrait : « Les retours d’expériences sont désormais solides et étayés de manière indiscutable. Selon l’ADEME, la seule TI permet une réduction de 30 % à 50 % des quantités d’OMR en seulement 2 ou 3 ans. Les ratios y sont en moyenne de 134kg/an/hab (contre 270 kg/an/hab dans l’Aube).
Notre département, par la configuration de son habitat (2/3 de logements individuels, 1/3 de logements collectifs), est particulièrement adapté à la mise en place de ces programmes de réduction des déchets, même dans l’agglomération troyenne où l’habitat individuel est par tradition très présent
. »

Enfin, l’élimination des déchets ultimes à travers la combinaison de plusieurs outils.
Extrait : « Pour les zones du département périphériques (Bar/Aube, Arcis/Aube...) : Externalisation de tout ou partie des OMR en cohérence avec les recommandations de l’ADEME. L’impact en terme de GES lié au transport serait équivalent à celui d’un incinérateur troyen. Ce potentiel d’exportation serait d’environ 15 à 20 000 tonnes.
Pour les 20 à 25 000 tonnes restantes (essentiellement le gisement de l’agglomération) :
- Traitement en Bioréacteur afin d’extraire et de valoriser le maximum de méthane.
- Ou installation d’une unité de gazéification.
 »

Vous le constaterez, ce "plan B" s’appuie sur les données issues du plan départemental voté en 2014. Mais il met en oeuvre un programme de réduction et de tri plus ambitieux, adossé sur les objectifs nationaux et européens et sur des projections réalistes. A titre d’exemple, l’objectif national d’un taux de recyclage de 65% des déchets en 2025 ne serait atteint qu’en 2030. La progression vers cet objectif permet cependant d’éviter la construction d’un incinérateur.

L’intégralité du Plan B

planB by Pascal Houplon on Scribd

Messages

  • Bien cet article. J’y ajouterais néanmoins,

    Pourquoi séparer la collecte du traitement ?

    Depuis très longtemps dans l’Aube, il y a séparation de la collecte coûteuse (laissée aux collectivités) et du traitement rentable (que le SDEDA va confier à un opérateur privé). Quel est l’intérêt d’un tel montage pour les contribuables ?
    Les déchets, c’est de l’argent, mais pas de la même manière pour tout le monde. Le contribuable finance une usine et paye pour y faire bruler ces déchets. Valaubia qui l’exploite pourra revendre l’énergie produite aux industriels du coin et l’électricité à EDF.
    Valaubia annonce sur ce projet un bénéfice de 240 millions d’euro sur 25 ans.

  • Traitement des déchets organiques : une entreprise de proximité, « La Compostière de l’Aube »
    Dimanche 15 avril 2018, la Compostière de l’Aube participait à l’opération « Un dimanche à la campagne » et il était donc possible de la visiter.
    Située à proximité de Bouilly, à environ 15 km de Troyes, sur la route de Roncenay, la plate-forme de la Compostière comprend :
    -  une aire de stockage des déchets verts, alimentaires, et d’eaux usées
    -  une aire d’activation du mélange. Cette activation par aspiration sous les andins provoque une montée en température pouvant frôler les 80 degrés, ce qui permet d’hygièniser,
    -  une aire d’élimination et récupération des conditionnements alimentaires,
    -  des bâtiments de récupération et de traitements des rejets gazeux (ammoniaque en particulier),
    -  des bassins de décantation et d’oxygénation des effluents liquides issus des andins,
    -  une aire d’épandage, au goutte à goutte, des eaux traitées servant à la croissance de saules spécialement plantés en collaboration avec l’Inra
    L’entreprise industrielle qui fabrique et vend ce compost normé et labellisé « Jard’humus » est l’œuvre d’une famille d’anciens cultivateurs, Eric, Marlène et Serge Ninoreille.
    Fervents partisans du développement durable et de l’économie circulaire, ils sont prêts à recevoir tous les déchets organiques provenant du département.
    www.lacompostieredelaube.fr

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